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Blog sur les Hauts-de-France

Depuis Arras, on tient l’une des plus belles portes d’entrée des Hauts-de-France, cette grande région née du mariage de l’ancien Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. En moins d’une heure ou deux de route, on passe des beffrois de brique aux terrils du bassin minier, des façades flamandes de Lille aux falaises battues par le vent de la Côte d’Opale. C’est un territoire dense, sincère, où l’histoire affleure partout, dans les tranchées de l’Artois comme dans les cathédrales gothiques. Cette page rassemble nos idées d’escapades autour d’Arras pour explorer la région dans toutes ses nuances. Vous y croiserez le Louvre-Lens et les corons classés à l’UNESCO, le musée La Piscine de Roubaix, la cathédrale d’Amiens et ses hortillonnages, les deux caps de la mer du Nord, sans oublier une assiette de moules-frites bien méritée. Suivez le guide, les environs valent vraiment le détour.

Une région, deux âmes réunies

Les Hauts-de-France forment, depuis 2016, une seule grande région née de la fusion de l’ancien Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, deux territoires longtemps distincts mais profondément complémentaires. Au nord, la Flandre française et le Hainaut déroulent leurs plaines fertiles, leurs canaux et leurs villages de brique rouge, marqués par une culture flamande vivace où le carnaval, la bière et les géants de procession tiennent une place de choix. Au sud, la Picardie déploie ses grands horizons agricoles, ses vallées douces de la Somme et de l’Oise, et un patrimoine gothique parmi les plus riches d’Europe. Au centre, l’Artois et le pays d’Arras jouent les traits d’union, entre bassin minier et campagnes vallonnées, beffrois classés et places à arcades. La région borde la mer du Nord et la Manche sur près de cent quarante kilomètres de littoral, tout en partageant plus de trois cents kilomètres de frontière avec la Belgique, ce qui nourrit d’intenses échanges de part et d’autre. Première région agricole de France pour de nombreuses cultures, elle reste aussi une terre industrielle qui s’est réinventée après le déclin du charbon et du textile. Ce brassage explique une identité chaleureuse et sans façon, réputée pour son sens de l’accueil, son humour, sa gastronomie généreuse et un attachement viscéral à la terre et à la mémoire. Contrairement aux clichés sur le ciel gris, la lumière du Nord a inspiré des générations de peintres, et les longues plages comme les grands ciels y prennent des teintes changeantes. Depuis Arras, ville d’étape idéale, on rayonne facilement vers chacune de ces facettes, tant les distances restent courtes et les paysages changeants d’une vallée à l’autre.

Lille, la capitale flamande qui ne dort jamais

À une quarantaine de minutes d’Arras par l’autoroute ou par le train, Lille est le cœur battant des Hauts-de-France, une métropole cosmopolite et étudiante qui a su transformer son passé industriel en effervescence culturelle. On commence toujours par la Grand-Place, officiellement place du Général-de-Gaulle, encadrée de superbes façades flamandes dont la Vieille Bourse, joyau du dix-septième siècle où se tiennent bouquinistes et joueurs d’échecs sous les arcades, autour d’une cour intérieure ravissante. Tout autour, le Vieux-Lille déploie ses ruelles pavées, ses maisons de brique et de pierre, ses boutiques élégantes, ses pâtisseries et ses estaminets où l’on savoure une carbonnade ou un welsh arrosé de bière locale. Les amateurs d’art ne manqueront pas le Palais des Beaux-Arts, l’un des plus grands musées de France après le Louvre, riche en peintures flamandes, en toiles de Rubens, de Goya et des impressionnistes, ainsi que d’étonnants plans-reliefs de villes fortifiées. Il faut aussi flâner jusqu’à la citadelle de Vauban, surnommée la reine des citadelles, et à la vieille gare Saint-Sauveur devenue lieu culturel. La ville se vit au rythme de ses marchés, comme celui coloré de Wazemmes, et de sa célèbre braderie de septembre, la plus grande brocante d’Europe, où l’on vient dévorer des montagnes de moules et empiler les coquilles vides devant les restaurants. Capitale européenne de la culture en 2004, animée de festivals et d’une vie nocturne réputée, Lille mérite au moins une journée entière, et une soirée pour goûter à son ambiance conviviale et à sa légendaire chaleur humaine.

Le bassin minier, un patrimoine mondial venu du fond

Au sud de Lille et tout près d’Arras s’étend le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, inscrit depuis 2012 au patrimoine mondial de l’UNESCO comme paysage culturel évolutif, sur près de cent vingt kilomètres. Trois siècles d’extraction du charbon ont façonné un territoire unique, hérissé de terrils coniques devenus collines végétalisées et belvédères panoramiques, ponctué de chevalements métalliques, de cités-jardins, de gares et de corons alignés au cordeau, ces maisons ouvrières qui racontent toute une organisation sociale. À Lens, l’ancien carreau de fosse accueille désormais le Louvre-Lens, antenne lumineuse et démocratique du grand musée parisien, bâtiment de verre et d’aluminium posé dans un parc dessiné là où l’on remontait jadis la houille. Sa Galerie du temps propose un parcours chronologique unique où les chefs-d’œuvre de toutes les civilisations dialoguent librement dans un même espace, et l’entrée y est gratuite pour la collection permanente. À quelques kilomètres, le Centre historique minier de Lewarde, installé sur l’ancienne fosse Delloye et plus grand musée de la mine de France, fait descendre les visiteurs dans huit cents mètres de galeries reconstituées et raconte, avec l’aide d’anciens mineurs, la dureté, les dangers et la solidarité du travail au fond. On peut aussi, tout près, admirer le stade Bollaert-Delelis, temple du football où le public sang et or vibre à l’unisson. Parcourir les corons, gravir les jumeaux terrils du 11/19 à Loos-en-Gohelle au coucher du soleil, c’est comprendre l’âme ouvrière et fière de toute une région, celle des gueules noires et des héros discrets, aujourd’hui pionnière de la transition écologique.

Roubaix, du textile à la lumière

Ville jumelle de Tourcoing dans la banlieue nord de Lille, Roubaix fut au dix-neuvième siècle une capitale mondiale du textile, surnommée la ville aux mille cheminées, où l’on filait et tissait la laine pour le monde entier et où affluaient les ouvriers venus de Belgique et d’ailleurs. Cette prospérité industrielle a laissé un patrimoine architectural spectaculaire, des vastes usines de brique aux hôtels particuliers cossus des grands patrons du négoce. Le joyau incontesté de la ville est aujourd’hui le musée La Piscine, aménagé dans une ancienne piscine municipale Art déco des années trente, chef-d’œuvre de béton, de verre et de mosaïque conçu comme un bain public monumental. Autour du bassin central, dont l’eau réfléchit les sculptures dans une lumière irréelle filtrée par un immense vitrail en soleil levant, on découvre une collection remarquable de peintures, de sculptures, de céramiques et surtout d’échantillons textiles et de tissus qui rappellent le savoir-faire de la cité. La reconversion de Roubaix passe aussi par des lieux comme La Manufacture, musée de la mémoire ouvrière du tissage, la Condition Publique, friche devenue fabrique culturelle, ou les grandes enseignes de vente à distance nées ici. La ville est également connue des amateurs de cyclisme, puisqu’elle accueille l’arrivée mythique de la course Paris-Roubaix sur les pavés du Nord. À une petite heure d’Arras, elle offre une plongée émouvante dans l’histoire sociale et industrielle du Nord, entre grandeur passée et renaissance artistique.

La Côte d’Opale, le grand souffle du littoral

Quand on veut respirer le large, la Côte d’Opale n’est qu’à une heure et demie d’Arras, et elle porte bien son nom, tant la lumière y joue sur la mer des reflets nacrés et changeants qui ont séduit peintres et écrivains. Son site emblématique est celui des deux caps, le cap Blanc-Nez et le cap Gris-Nez, labellisés Grand Site de France, où les falaises de craie et les pelouses battues par le vent plongent vers la Manche, avec en toile de fond les côtes anglaises que l’on aperçoit par temps clair, à une trentaine de kilomètres seulement. Les sentiers de randonnée et le GR 120 y offrent des panoramas grandioses sur le détroit le plus fréquenté du monde, où défilent sans cesse les cargos et les ferries. Un peu plus au sud, Boulogne-sur-Mer est le premier port de pêche de France, coiffé d’une vieille ville fortifiée ceinte de remparts et d’une imposante basilique à coupole, et fier de Nausicaá, le plus grand aquarium d’Europe qui plonge le visiteur dans les océans du globe face à un bassin vertigineux. Les stations balnéaires comme Le Touquet, élégante et boisée, Wissant, Wimereux ou Berck ajoutent leur charme rétro, entre villas Belle Époque, chars à voile, cerfs-volants et bancs de sable immenses à marée basse. On y déguste un plateau de fruits de mer ou un poisson tout juste débarqué. Une journée sur ce littoral suffit à se sentir revivifié et gonflé d’air iodé.

Amiens, la merveille gothique de la Somme

Capitale de la Picardie historique, Amiens se rejoint en un peu plus d’une heure depuis Arras et récompense le voyageur par l’un des plus grands monuments de France, sa cathédrale Notre-Dame, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et construite en un peu plus d’un siècle, gage d’une exceptionnelle unité de style. Plus vaste des cathédrales gothiques du pays, deux fois plus grande que Notre-Dame de Paris en volume, elle impressionne par la hauteur vertigineuse de sa nef, la finesse de ses portails sculptés, son labyrinthe de dalles et sa précieuse relique du chef de saint Jean-Baptiste. À la belle saison comme à Noël, le spectacle nocturne de Chroma restitue en un jeu de lumières saisissant les couleurs d’origine de ses statues, offrant une émotion rare. À deux pas, le quartier Saint-Leu aligne ses maisons colorées le long des canaux, dans une atmosphère de petite Venise du Nord ponctuée de restaurants, de terrasses et de guinguettes. Mais le trésor le plus secret d’Amiens reste les hortillonnages, un labyrinthe de trois cents hectares de jardins maraîchers flottants sillonné de canaux paisibles, que l’on découvre au fil de l’eau à bord de barques à cornet traditionnelles, dans un calme presque irréel à deux pas du centre. Ville de Jules Verne, dont on visite la belle demeure à tourelle, Amiens marie avec grâce la grandeur monumentale, la douceur de vivre et la nature domestiquée par des siècles de patience, sans oublier son fameux marché sur l’eau.

L’Artois et les champs de mémoire

Autour d’Arras, l’Artois porte encore les cicatrices de la Première Guerre mondiale, qui a ravagé ces collines et transformé la région en un immense lieu de recueillement où reposent des soldats venus du monde entier. À quelques minutes de la ville, le mémorial national du Canada à Vimy dresse ses deux pylônes de pierre blanche au sommet d’une crête âprement disputée en 1917, au milieu d’un parc où les tranchées et les cratères d’obus ont été préservés sous la pelouse, et où des guides étudiants canadiens font revivre la bataille. Non loin, la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, la plus grande de France, aligne quarante mille tombes et croix blanches autour de sa basilique et de sa tour-lanterne, dans un silence poignant qui domine toute la plaine. À ses pieds, l’Anneau de la Mémoire, immense ellipse de béton inaugurée en 2014, grave côte à côte, sans distinction de nationalité ni de camp, les noms de près de six cent mille soldats tombés dans le Nord-Pas-de-Calais, geste puissant de réconciliation universelle. Ces lieux, complétés par d’innombrables cimetières britanniques du Commonwealth semés dans la campagne, par la carrière Wellington creusée sous Arras par les tunneliers néo-zélandais, et plus au sud par les champs de bataille de la Somme, invitent à une visite grave et nécessaire, où l’émotion le dispute à la beauté apaisée des paysages de l’Artois. Rien de mieux pour mesurer le prix de la paix.

La table du Nord, généreuse et sans chichi

Voyager dans les Hauts-de-France, c’est aussi se mettre à table, car la région cultive une gastronomie roborative, chaleureuse et profondément identitaire, faite pour réchauffer les corps et rassembler les convives. Le plat emblème reste évidemment les moules-frites, que l’on dévore par assiettes entières lors de la braderie de Lille ou dans les estaminets flamands, ces auberges typiques à l’ambiance rustique où trônent jeux en bois et vieilles réclames. Le répertoire salé regorge de trésors, du welsh nappé de cheddar fondu à la bière, à la carbonade flamande mijotée à la bière brune et au pain d’épices, en passant par le potjevleesch, la terrine de viandes blanches en gelée, et le maroilles, fromage puissant au cœur de la fameuse flamiche du même nom. La côte apporte ses harengs, sa sole et son poisson frais débarqué du matin, tandis que la Picardie défend sa ficelle picarde, crêpe gratinée au jambon et aux champignons. Côté sucré, on se régale de gaufres fourrées à la vergeoise, de tarte au sucre, de bêtises de Cambrai et de tarte aux chicons, sans oublier une chicorée bien chaude, le pain d’épices ou l’une des innombrables bières artisanales qui font la fierté des brasseries locales, des blondes légères aux ambrées corsées. On accompagne le tout d’un genièvre du Nord bien tassé. Une cuisine de partage et de terroir, à l’image franche et généreuse des gens d’ici.

Beffrois classés et carnaval de Dunkerque

S’il est un symbole qui rassemble tout le nord de la région, c’est bien le beffroi, cette tour communale héritée du Moyen Âge dont vingt-trois exemplaires des Hauts-de-France sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux côtés de ceux de Belgique. Emblèmes des libertés urbaines et de la fierté des villes drapières, ces tours veillent sur les grandes places d’Arras, de Douai, de Béthune ou de Bergues, et rythment encore les journées de leurs carillons. La culture flamande s’exprime aussi avec éclat lors du carnaval de Dunkerque, l’une des fêtes populaires les plus intenses de France, héritée des marins-pêcheurs partis autrefois pour l’Islande. Durant plusieurs semaines de janvier à mars, la ville et ses environs vibrent au son des fifres et des tambours, tandis que des cortèges de masquelours costumés paradent en chahut joyeux derrière le tambour-major, avant le fameux jet de harengs depuis le balcon de l’hôtel de ville et la bande qui fait déferler la foule. Partout dans la Flandre, les géants d’osier et de tissu, comme Reuze Papa à Cassel, sortent lors des kermesses et des ducasses, portés à bras d’hommes au milieu des estaminets. Ces traditions, chaleureuses et bon enfant, disent l’âme profondément conviviale et solidaire d’un Nord qui aime se réunir pour faire la fête, quelle que soit la saison.

Le sud de la région, entre châteaux et forêts

Moins connu des visiteurs pressés, le sud des Hauts-de-France recèle pourtant quelques-uns des plus beaux domaines de France, à la lisière de l’Île-de-France. À une petite heure et demie d’Arras, Chantilly déploie son château de conte de fées cerné de douves, abritant le musée Condé et sa collection de peintures anciennes parmi les plus riches du pays, ainsi que de somptueuses Grandes Écuries dédiées au cheval. Tout près, Senlis aligne ses ruelles médiévales et sa cathédrale, tandis que la vaste forêt d’Halatte et celle de Chantilly invitent à la promenade. Un peu plus à l’est, Compiègne a marqué l’Histoire de France de son empreinte, du palais impérial cher à Napoléon III à la clairière de l’Armistice, où fut signée en 1918, puis à nouveau en 1940, la fin des combats, dans un wagon devenu symbole. Sa forêt domaniale compte parmi les plus grandes du pays. Non loin, la cathédrale gothique de Beauvais, au chœur le plus haut du monde, force l’admiration par son audace vertigineuse. Ce sud verdoyant de la Picardie et de l’Oise, tout en châteaux, en abbayes et en futaies giboyeuses, compose un contrepoint raffiné aux paysages industriels du Nord, idéal pour une escapade au vert loin de l’agitation.

La baie de Somme, la nature à perte de vue

Classée parmi les plus belles baies du monde, la baie de Somme offre, à environ deux heures d’Arras, un spectacle naturel d’une ampleur saisissante, là où le fleuve rejoint la Manche dans un immense estuaire de sables, de mollières et de prés-salés. À marée basse, la mer se retire sur des kilomètres et découvre un royaume d’oiseaux migrateurs, paradis des ornithologues au parc du Marquenterre, où l’on observe cigognes, spatules et avocettes derrière les roselières. La baie abrite aussi l’une des plus grandes colonies de phoques de France, veaux marins et phoques gris que l’on aperçoit paresseusement échoués sur les bancs de sable, à découvrir lors d’une sortie guidée respectueuse. Les stations balnéaires de Le Crotoy, tournée vers le soleil, et de Saint-Valery-sur-Somme, cité médiévale d’où Guillaume le Conquérant s’élança vers l’Angleterre, encadrent ce joyau, reliées par le pittoresque petit train à vapeur de la baie. Les moutons de prés-salés, qui paissent sur les herbes gorgées de sel, donnent une viande recherchée des gourmets. Randonnées à pied sur le tour de la baie, traversées guidées, sorties en kayak ou balades à vélo par les chemins, tout invite ici à ralentir et à se laisser envoûter par les lumières changeantes et l’horizon sans fin de ce grand paysage protégé.

Idées d’escapades au départ d’Arras

La position centrale d’Arras, à la croisée des autoroutes et des lignes ferroviaires, en fait un camp de base idéal pour explorer les Hauts-de-France à la carte, selon vos envies et le temps dont vous disposez. Pour une journée urbaine et culturelle, mettez le cap sur Lille le matin, flânez dans le Vieux-Lille et au Palais des Beaux-Arts, puis prolongez l’après-midi vers Roubaix et le musée La Piscine, faciles à enchaîner par le métro ou la voiture. Les amateurs d’histoire combineront volontiers le Louvre-Lens et le centre minier de Lewarde avec les mémoriaux de Vimy et de Notre-Dame-de-Lorette, tous accessibles en moins d’une demi-heure, pour une immersion complète dans le vingtième siècle. Quand le ciel se dégage, offrez-vous une grande bouffée d’air sur la Côte d’Opale, avec une randonnée entre les deux caps le matin et une escale à Boulogne-sur-Mer ou au Touquet l’après-midi. Pour une échappée plus au sud, Amiens, sa cathédrale et ses hortillonnages composent une journée dépaysante en Picardie, que l’on peut prolonger vers la baie de Somme et ses phoques. Sans quitter la région, on peut aussi pousser vers la Belgique toute proche, ou vers les villes d’art comme Douai et Cambrai. Enfin, ne négligez pas les pépites de proximité, les villages fleuris de l’Artois, les marchés du samedi, les terrils à gravir au coucher du soleil, car dans les Hauts-de-France, la plus belle découverte commence souvent au bout du chemin.