La bataille d'Arras de 1940 : que fut la contre-attaque et l'Occupation ?
En mai 1940, durant la bataille de France, Arras fut le théâtre d'une contre-attaque qui surprit brièvement l'armée allemande en pleine avancée. Menée notamment par des blindés britanniques, cette action, bien que sans lendemain, marqua les esprits. La ville tomba ensuite aux mains de l'ennemi et connut quatre années d'Occupation, jusqu'à la Libération de 1944. Un peu plus de vingt ans après le martyre de la Grande Guerre, Arras affrontait de nouveau l'épreuve de la guerre. Retour sur la bataille d'Arras de 1940, la contre-attaque et les années d'Occupation.
Arras dans la Seconde Guerre mondiale
En mai 1940, la bataille de France plongea de nouveau Arras dans la guerre. L'offensive allemande, lancée à travers les Ardennes, bousculait les armées alliées et progressait rapidement vers le nord et l'ouest. Dans cette avancée fulgurante, la région d'Arras se retrouva sur le chemin des blindés allemands, qui fonçaient vers la mer pour encercler les armées alliées. La ville, qui avait tant souffert lors de la Première Guerre mondiale, comme le rappelle l'histoire d'Arras sous les obus, se retrouvait de nouveau au cœur des combats, à peine plus de vingt ans après. Le contexte de 1940 était cependant bien différent de celui de 1914-1918. Il ne s'agissait plus d'une guerre de position stabilisée, mais d'une guerre de mouvement, marquée par la rapidité de l'avancée allemande et la percée des blindés. Arras se trouvait sur l'axe de cette progression, dans une région où se jouait le sort de la bataille de France. La ville, enjeu stratégique, allait être le théâtre d'une action militaire notable, la contre-attaque de mai 1940. Cette situation replaçait Arras au cœur de la guerre, dans un conflit qui, comme le précédent, allait durement l'éprouver. Comprendre le contexte de 1940 permet de saisir la place d'Arras dans la bataille de France. Sur le chemin de l'avancée allemande, la ville se retrouva au cœur des combats, dans une guerre de mouvement bien différente de celle de 1914. Arras, qui avait connu le martyre de la Grande Guerre, affrontait de nouveau l'épreuve de la guerre, dans un conflit qui allait, une fois encore, marquer profondément la ville et sa région.
La contre-attaque de 1940
Le 21 mai 1940, une contre-attaque fut lancée dans le secteur d'Arras, contre le flanc des forces allemandes en pleine avancée. Menée notamment par des blindés britanniques, appuyés par des éléments français, cette action visait à freiner la progression ennemie et à desserrer l'étau qui se refermait sur les armées alliées. La contre-attaque frappa une division blindée allemande, commandée par le général Rommel, qui progressait dans la région. Grâce à leurs chars, notamment des blindés lourds difficiles à arrêter, les assaillants surprirent les Allemands et leur infligèrent un choc. Cette action, menée dans le contexte désespéré de la bataille de France, témoigna de la volonté de résister à l'avancée ennemie. La contre-attaque d'Arras, bien que limitée dans ses effets, causa un moment de flottement et d'inquiétude dans les rangs allemands, surpris par cette résistance inattendue. Elle reste, dans l'histoire de la bataille de France, l'un des rares moments où les forces alliées reprirent brièvement l'initiative. Cette action, menée près d'Arras, inscrivait la ville dans l'histoire de la campagne de 1940. La contre-attaque, malgré son issue, illustra la combativité des forces alliées dans un contexte pourtant défavorable. Comprendre la contre-attaque de 1940 permet de saisir un épisode notable de la bataille de France. Menée près d'Arras contre les blindés allemands, elle surprit l'ennemi et marqua les esprits, même si elle ne put changer le cours de la bataille. Cet épisode, l'un des rares succès temporaires des Alliés durant la campagne, inscrivit Arras dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, comme le lieu d'une contre-attaque restée célèbre malgré son issue.

Un choc bref mais notable
La contre-attaque d'Arras fut un choc bref mais notable pour l'armée allemande. Surpris par cette résistance inattendue et par les blindés alliés, les Allemands connurent un moment de trouble et d'inquiétude. Cette action, dans le contexte d'une avancée jusque-là triomphante, leur rappela que la résistance était possible et les incita à la prudence. Certains historiens estiment que la contre-attaque d'Arras, en inquiétant le commandement allemand, put contribuer à ralentir temporairement l'avancée, ce qui eut peut-être des conséquences sur la suite de la campagne. Cependant, il ne faut pas exagérer la portée de cette action : la contre-attaque, menée avec des moyens limités, fut finalement repoussée, et elle ne changea pas l'issue de la bataille de France, marquée par la défaite alliée. Son importance est donc surtout symbolique et morale : elle témoigna de la combativité des forces alliées et infligea un choc à l'ennemi, dans un contexte par ailleurs désespéré. La contre-attaque d'Arras reste ainsi un épisode notable, illustrant à la fois la volonté de résister et les limites des moyens disponibles. Elle marqua les esprits, tant du côté allié que du côté allemand, comme un moment de résistance dans une campagne dominée par l'avancée ennemie. Comprendre la portée de cette action permet de la situer justement. Choc bref mais notable, la contre-attaque d'Arras surprit l'ennemi et témoigna de la combativité alliée, sans toutefois changer le cours de la bataille. Son importance, surtout symbolique, en fait un épisode marquant de la campagne de 1940, resté dans les mémoires comme un moment de résistance face à l'avancée allemande, dans lequel Arras joua un rôle notable.
La chute et l'Occupation
Malgré la contre-attaque, Arras ne put échapper à la chute et à l'Occupation. Après l'échec des efforts alliés pour enrayer l'avancée allemande, la ville tomba aux mains de l'ennemi. Comme une grande partie du nord de la France, Arras entra alors dans la période de l'Occupation, qui allait durer quatre années, de 1940 à 1944. Cette occupation plaça la ville et ses habitants sous l'autorité de l'occupant, avec toutes les contraintes et les épreuves que cela impliquait. La vie quotidienne fut bouleversée, marquée par les restrictions, les privations, la présence de l'occupant et la perte des libertés. L'Occupation fut une période sombre, faite de difficultés et de souffrances pour la population. Arras, qui avait connu le martyre de la Grande Guerre, subissait de nouveau l'épreuve de la guerre, cette fois sous la forme de l'occupation ennemie. Cette période, comme partout en France occupée, fut marquée par le poids de l'occupant, les difficultés matérielles et les tensions. Elle vit aussi se développer, comme ailleurs, des formes de résistance à l'occupant. L'Occupation d'Arras s'inscrit dans l'histoire de la France occupée durant la Seconde Guerre mondiale, avec ses épreuves et ses drames. Comprendre la chute et l'Occupation permet de saisir cette période de l'histoire d'Arras. Après la contre-attaque, la ville tomba et connut quatre années d'occupation, marquées par les contraintes et les souffrances. Cette période sombre, celle de l'Occupation, fut une nouvelle épreuve pour une ville qui avait déjà tant souffert, et elle dura jusqu'à la Libération de 1944, qui mit fin à ces années difficiles.
La vie sous l'Occupation
Durant quatre années, Arras vécut sous le poids de l'Occupation. La vie quotidienne des habitants fut profondément marquée par cette situation, faite de contraintes, de privations et de la présence constante de l'occupant. Les restrictions alimentaires et matérielles, le rationnement, les difficultés d'approvisionnement pesaient sur la population. La présence de l'occupant, les contrôles, les réquisitions et la perte des libertés caractérisaient cette période. La vie sous l'Occupation était faite d'adaptation et de survie, dans un contexte de difficultés et de tensions. Comme partout en France occupée, la population dut composer avec cette situation, entre résignation, adaptation et, pour certains, résistance. L'Occupation fut aussi marquée par les drames propres à cette période : les persécutions, les arrestations, la répression de l'occupant. Arras, comme d'autres villes, connut ces épreuves, qui pesèrent lourdement sur la population. Cette période sombre laissa des traces durables dans la mémoire de la ville. La vie sous l'Occupation, faite de difficultés quotidiennes et de la perte des libertés, fut une épreuve pour les Arrageois, qui durent endurer ces années difficiles dans l'attente de la Libération. Comprendre la vie sous l'Occupation permet de saisir ce que vécut la population durant ces années. Faite de privations, de contraintes et de la présence de l'occupant, la vie quotidienne fut profondément bouleversée. Cette période sombre, celle de l'Occupation, fut une épreuve pour Arras et ses habitants, qui endurèrent ces années difficiles, entre adaptation et résistance, dans l'attente de la libération qui viendrait mettre fin à ces années d'occupation ennemie.
| Repère | Élément |
|---|---|
| Mai 1940 | La bataille de France et la contre-attaque d'Arras |
| La contre-attaque | Des blindés alliés surprennent l'ennemi |
| 1940-1944 | Quatre années d'Occupation |
| 1944 | La Libération d'Arras |
La citadelle et le Mur des Fusillés
Durant l'Occupation, la citadelle d'Arras fut le théâtre de l'un des épisodes les plus tragiques de cette période : les exécutions de résistants et d'otages. Les fossés de la citadelle servirent de lieu d'exécution, et le Mur des Fusillés perpétue aujourd'hui la mémoire de ceux qui y furent fusillés par l'occupant. Ce lieu de mémoire rappelle le sacrifice de ceux qui résistèrent ou furent victimes de la répression durant l'Occupation. La citadelle, œuvre de Vauban conçue pour la défense, devint ainsi, durant ces années sombres, un lieu de tragédie et de mort. Le Mur des Fusillés est aujourd'hui un lieu de recueillement, honorant la mémoire des victimes de l'occupant. Il témoigne de la répression qui s'abattit sur les résistants et les otages durant l'Occupation, et du sacrifice de ceux qui payèrent de leur vie leur engagement ou furent victimes de la violence de l'occupant. Ce lieu, que l'on peut découvrir en visitant la citadelle d'Arras, est chargé d'une mémoire douloureuse. Il rappelle la dimension tragique de l'Occupation et la répression qui la caractérisa. La citadelle, lieu d'exécution durant ces années, est devenue un lieu de mémoire essentiel. Comprendre le rôle de la citadelle et du Mur des Fusillés permet de saisir la dimension tragique de l'Occupation à Arras. Lieu d'exécution de résistants et d'otages, la citadelle devint le théâtre de drames, dont le Mur des Fusillés perpétue la mémoire. Ce lieu de recueillement honore le sacrifice des victimes et rappelle la répression de l'Occupation, faisant de la citadelle un lieu de mémoire majeur de cette période sombre de l'histoire d'Arras.
Vers la Libération
Après quatre années d'Occupation, Arras connut enfin la Libération, en 1944. L'avancée des forces alliées, après le débarquement, permit de libérer progressivement le territoire français, dont le nord et Arras. La libération de la ville mit fin aux années d'occupation et aux épreuves qu'elles avaient apportées. Cet événement, attendu et espéré durant les longues années de l'Occupation, marqua la fin d'une période sombre et le retour de la liberté. La Libération fut accueillie avec soulagement et joie par une population qui avait enduré les difficultés de l'Occupation. Elle inscrivait Arras dans le mouvement de libération du territoire, qui, après le débarquement, chassa progressivement l'occupant. La libération de la ville, en 1944, refermait le chapitre de l'Occupation et ouvrait celui de la reconstruction et du retour à la vie normale. Après les épreuves de la guerre et de l'Occupation, Arras pouvait de nouveau envisager l'avenir dans la liberté retrouvée. Cet événement, majeur dans l'histoire de la ville durant la Seconde Guerre mondiale, marquait la fin des années sombres. Comprendre la Libération permet de saisir la fin de l'épreuve de l'Occupation. En 1944, l'avancée alliée libéra Arras, mettant fin à quatre années d'occupation. Cet événement, accueilli avec soulagement, marqua le retour de la liberté et la fin d'une période sombre. La Libération d'Arras, en 1944, referma le chapitre de la Seconde Guerre mondiale pour la ville, qui, après cette nouvelle épreuve, pouvait de nouveau se tourner vers l'avenir, dans la liberté et la paix retrouvées.
La mémoire de la guerre à Arras
La Seconde Guerre mondiale a laissé, comme la précédente, une mémoire profonde à Arras. La contre-attaque de 1940, les années d'Occupation, la répression et la Libération font partie de l'histoire de la ville durant cette période. Les lieux de mémoire, comme le Mur des Fusillés, honorent le souvenir des victimes et des résistants, rappelant les épreuves de l'Occupation. Cette mémoire s'inscrit dans le souvenir plus large des guerres qui marquèrent Arras au XXᵉ siècle. La ville, qui avait connu le martyre de la Grande Guerre et la défense du général Barbot, subit de nouveau l'épreuve de la guerre avec la Seconde Guerre mondiale, l'Occupation et la répression. Ce double traumatisme, celui de deux guerres mondiales en l'espace d'une génération, marqua profondément la ville et sa région. Honorer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale, c'est se souvenir de la contre-attaque de 1940, des années d'Occupation, des victimes de la répression et de la Libération. C'est aussi rendre hommage à ceux qui résistèrent et à ceux qui souffrirent durant ces années. La mémoire de la guerre à Arras, entretenue à travers les lieux de mémoire et le souvenir, rappelle les épreuves endurées et le sacrifice consenti. Comprendre cette mémoire permet de saisir la place de la Seconde Guerre mondiale dans l'histoire d'Arras. Marquée par la contre-attaque, l'Occupation et la Libération, cette période fit de nouveau de la ville un théâtre de la guerre. Sa mémoire, honorée à travers les lieux de recueillement, perpétue le souvenir des épreuves et du sacrifice, s'inscrivant dans la longue histoire d'une ville durement éprouvée par les guerres du XXᵉ siècle, mais toujours résiliente face à l'adversité.