5e Salon d'Histoire et de Généalogie de Bruay-La-Buissière : le programme des conférences des 3 et 4 octobre 2026
Les 3 et 4 octobre 2026, la salle des fêtes Marmottan de Bruay-La-Buissière accueille la 5e édition du Salon d'Histoire et de Généalogie, un rendez-vous devenu incontournable pour tous ceux qui, dans l'Artois et le bassin minier, cherchent à remonter le fil de leur histoire familiale. Entrée gratuite, stands d'associations et de spécialistes, et surtout un programme de quatre conférences qui explorent des pistes originales : la généalogie par les sens, la recherche d'ancêtres en Pologne, le parcours des prisonniers de guerre en Allemagne et la biographie d'ancêtre reconstituée grâce à la généalogie augmentée. Voici le détail de ce programme, ce qu'il faut en attendre et comment préparer sa visite.
Le 5e Salon d'Histoire et de Généalogie de Bruay-La-Buissière
Le salon de Bruay-La-Buissière revient pour une 5e édition, deux ans après une édition 2024 qui avait déjà rassemblé passionnés, associations et curieux autour de l'histoire locale et familiale. Le principe reste le même et fait le succès de la manifestation : réunir en un même lieu, sur un week-end, tout ce qui permet de démarrer ou d'approfondir une recherche généalogique, des cercles et associations de généalogistes aux spécialistes d'un pays ou d'une période, en passant par les éditeurs, les archives et les outils numériques. Pour ceux qui découvrent la manifestation, le salon régional de généalogie de Bruay-La-Buissière a déjà fait l'objet d'une présentation sur ce site à l'occasion de l'édition précédente, qui en détaillait l'esprit et l'organisation. La salle des fêtes Marmottan, au cœur de la ville, offre un cadre pratique et accessible, et l'entrée gratuite ouvre le salon à tous, du néophyte qui n'a jamais consulté un acte d'état civil au chercheur chevronné qui bute sur une branche difficile. L'édition 2026 se distingue par un programme de conférences particulièrement structuré, avec quatre interventions réparties sur les deux journées, chacune consacrée à une méthode ou à un terrain de recherche précis. Cette montée en gamme du contenu, au-delà des stands, fait du salon un véritable temps de formation, où l'on vient autant pour écouter que pour échanger. Dans une région où l'histoire des familles est intimement liée à celle de la mine, des migrations et des deux guerres mondiales, ce rendez-vous répond à une demande forte : comprendre d'où l'on vient, avec des outils et des conseils fiables. Le salon s'adresse ainsi à un public très large, des habitants de l'Artois et du Béthunois aux visiteurs venus de plus loin, unis par la même curiosité pour leurs racines.

Un programme de conférences en quatre temps forts
Le cœur de cette 5e édition tient dans son programme de conférences, quatre rendez-vous répartis sur le samedi et le dimanche, pensés pour couvrir des approches complémentaires de la recherche généalogique. Le samedi 3 octobre s'ouvre à 14h30 avec Vincent Vagman, de l'Agence Projet-Histoire, sur la généalogie sensorielle, une manière de s'immerger dans le monde de nos ancêtres par les sens, avant que Philippe Christol, de GénéaPologne, ne prenne le relais à 16h00 pour expliquer comment retrouver ses ancêtres en Pologne, avec des pistes et des méthodes de recherche concrètes. Le dimanche 4 octobre débute à 10h30 avec Isabel Canry, de GénéAllemagne, qui montrera comment retracer le parcours d'un ancêtre prisonnier de guerre en Allemagne, puis se conclut à 15h30 avec un second rendez-vous de Vincent Vagman, consacré cette fois à une biographie d'ancêtre reconstituée sous les yeux du public grâce à la généalogie augmentée, avec les deux outils à connaître et la marche à suivre. Cette programmation a le mérite de la cohérence : elle part du sensible et de l'imaginaire, passe par deux terrains de recherche très présents dans les familles de la région, la Pologne et la captivité en Allemagne, et se termine sur les outils numériques qui transforment aujourd'hui la manière d'écrire une histoire familiale. Chaque conférence dure le temps d'une intervention approfondie suivie d'échanges, ce qui permet de poser des questions précises aux intervenants, tous spécialistes de leur domaine. Il est possible d'assister à une seule conférence ou d'enchaîner les quatre sur le week-end, en profitant entre deux des stands du salon. Le tableau ci-dessous récapitule les horaires, les intervenants et les thèmes pour organiser sa venue.
| Jour et heure | Intervenant | Thème de la conférence |
|---|---|---|
| Samedi 3 octobre, 14h30 | Vincent Vagman (Agence Projet-Histoire) | Généalogie sensorielle : s'immerger dans le monde de nos ancêtres avec nos sens |
| Samedi 3 octobre, 16h00 | Philippe Christol (GénéaPologne) | À la recherche de vos ancêtres en Pologne : pistes et méthodes de recherche |
| Dimanche 4 octobre, 10h30 | Isabel Canry (GénéAllemagne) | Prisonniers de guerre en Allemagne : retracez le parcours de votre ancêtre |
| Dimanche 4 octobre, 15h30 | Vincent Vagman (Agence Projet-Histoire) | Une biographie d'ancêtre reconstituée grâce à la généalogie augmentée : les deux outils et la marche à suivre |
Samedi 14h30 : la généalogie sensorielle avec Vincent Vagman
La première conférence du salon aborde la généalogie sous un angle inattendu : celui des sens. Vincent Vagman, de l'Agence Projet-Histoire, propose de s'immerger dans le monde de nos ancêtres non plus seulement par les actes et les dates, mais par ce qu'ils voyaient, entendaient, sentaient et goûtaient au quotidien. L'idée est simple et féconde : une fois l'arbre généalogique établi, la recherche gagne à devenir une expérience, en reconstituant l'environnement sensoriel d'une époque et d'un lieu. Quelle était l'odeur d'une cité minière au petit matin, le bruit d'une rue de village ou d'un atelier, la texture du pain et le goût des plats que préparaient nos arrière-grands-parents, la lumière d'une maison sans électricité ? En s'appuyant sur les sources qui décrivent la vie matérielle, des inventaires après décès aux cartes postales anciennes, des recettes familiales aux témoignages, cette approche permet de donner chair aux ancêtres et de dépasser la sécheresse des registres. Elle rejoint une tendance de fond de la généalogie contemporaine, qui ne se contente plus d'accumuler des noms mais cherche à raconter des vies, à comprendre des contextes et à transmettre une mémoire vivante aux générations suivantes. Pour le généalogiste amateur, la généalogie sensorielle offre aussi une méthode pour relancer une recherche qui s'enlise : en changeant de regard et en s'intéressant au cadre de vie, on découvre souvent de nouvelles sources et de nouvelles questions. Cette conférence d'ouverture donne ainsi le ton du salon, entre rigueur documentaire et plaisir de l'immersion, et s'adresse à tous ceux qui veulent faire de leur arbre autre chose qu'une liste de patronymes.
Samedi 16h00 : à la recherche de vos ancêtres en Pologne
La seconde conférence du samedi touche une corde particulièrement sensible dans la région : la recherche d'ancêtres en Pologne. Philippe Christol, de GénéaPologne, présentera les pistes et les méthodes pour retrouver la trace de familles venues de l'autre côté de l'Europe, un sujet qui concerne des dizaines de milliers de familles du Nord et du Pas-de-Calais. À partir des années 1920, le bassin minier a en effet accueilli une immigration polonaise massive, appelée pour travailler dans les fosses après la Première Guerre mondiale, et Bruay-La-Buissière comme les communes voisines en portent encore la marque, dans les patronymes, les églises, les associations et les traditions. Pour comprendre ce contexte, la mine de Lewarde, centre historique minier, fait revivre le travail au fond et la vie des cités où ces familles se sont installées. Retrouver un ancêtre polonais suppose cependant de surmonter des obstacles spécifiques : la barrière de la langue, les changements de frontières et d'administrations au fil de l'histoire polonaise, la diversité des registres paroissiaux catholiques, la transcription parfois fantaisiste des noms dans les documents français, ou encore la localisation du village d'origine à partir d'indications approximatives. La conférence entend précisément donner des méthodes concrètes pour franchir ces étapes, en identifiant les sources disponibles, les archives numérisées et les démarches possibles à distance, afin que chacun puisse reconstituer le parcours de sa famille du village polonais jusqu'au coron. Pour de nombreux descendants de mineurs, ce rendez-vous pourrait bien débloquer une recherche restée en suspens depuis des années.
Dimanche 15h30 : une biographie d'ancêtre reconstituée en direct
Le dimanche après-midi, Vincent Vagman revient pour une seconde intervention tournée vers les outils d'aujourd'hui : une biographie d'ancêtre qui se reconstitue sous les yeux du public grâce à la généalogie augmentée. L'exercice est concret et pédagogique : partir des éléments dont on dispose sur un ancêtre, les actes, les lieux, les métiers, les événements historiques traversés, et montrer comment, avec deux outils précis et une marche à suivre, on passe de données éparses à un récit de vie construit et documenté. La généalogie augmentée désigne cet ensemble de moyens numériques qui permettent d'enrichir, de croiser et de mettre en forme les informations généalogiques, des bases de données en ligne aux outils d'aide à la rédaction, en passant par la cartographie et la contextualisation historique. L'intérêt de la démonstration en direct est de dévoiler la méthode pas à pas, avec ses réflexes, ses vérifications et ses limites, plutôt que de présenter un résultat abouti dont on ne saurait pas comment il a été obtenu. La conférence promet d'indiquer les deux outils retenus et l'enchaînement des étapes, ce qui permettra à chacun de reproduire la démarche chez soi sur ses propres ancêtres. Cette approche rejoint la préoccupation de nombreux généalogistes qui, une fois leur arbre constitué, souhaitent transmettre quelque chose de lisible et de vivant à leurs proches, un livre de famille ou une biographie plutôt qu'un tableau de dates. Elle boucle aussi le programme du salon en écho à la conférence d'ouverture : là où la généalogie sensorielle fait appel à l'imagination et aux sens, la généalogie augmentée mobilise les outils numériques, et les deux se complètent pour écrire l'histoire d'une vie.
Dimanche 10h30 : prisonniers de guerre en Allemagne
La conférence du dimanche matin, présentée par Isabel Canry, de GénéAllemagne, s'attache à un chapitre douloureux mais omniprésent dans les familles françaises : le parcours des prisonniers de guerre en Allemagne. Des centaines de milliers de soldats français furent capturés lors de la campagne de 1940 et passèrent des années dans les camps allemands, les Stalags pour les hommes de troupe et les Oflags pour les officiers, sans compter les prisonniers de la Première Guerre mondiale. Dans l'Artois, terre de combats en 1914-1918 puis théâtre de la percée allemande de mai 1940, presque chaque famille compte un ancêtre passé par la captivité : pour situer ce contexte, Arras durant la Grande Guerre retrace ce que la ville et ses habitants ont traversé en 1914-1918, première grande vague de captivité pour bien des familles de la région. Retracer le parcours d'un prisonnier suppose de savoir où chercher : les fiches et dossiers militaires, les listes de camps, les archives des organismes qui suivaient les captifs, les correspondances et colis, ou encore les documents administratifs liés au rapatriement et aux droits des anciens prisonniers. La conférence se propose de guider le chercheur dans ce dédale, en expliquant quelles sources existent, comment les interroger et comment reconstituer, camp après camp, le trajet d'un homme depuis sa capture jusqu'à son retour. Au-delà de la méthode, ce rendez-vous touche à la transmission d'une mémoire souvent tue dans les familles, les anciens prisonniers ayant fréquemment gardé le silence sur ces années. Retrouver leur parcours, c'est leur rendre une place dans l'histoire familiale et comprendre ce qu'ils ont traversé.
Bien préparer sa visite au salon
Pour tirer le meilleur parti de ces deux journées, quelques conseils pratiques s'imposent. Le salon se tient à la salle des fêtes Marmottan de Bruay-La-Buissière, et l'entrée est gratuite, ce qui permet de venir sans engagement, une heure ou la journée entière. Il est utile d'arriver avec ses documents de base, un arbre même sommaire, des noms, des dates et des lieux, voire des copies d'actes ou de photographies : les associations présentes sur les stands pourront ainsi donner des conseils précis, et les intervenants répondre à des questions concrètes après leur conférence. Les visiteurs qui s'intéressent à la Pologne ou à la captivité en Allemagne ont tout intérêt à préparer les informations dont ils disposent sur l'ancêtre concerné, le village d'origine supposé, le régiment, la date de capture ou le nom du camp, afin de profiter au maximum des échanges avec les spécialistes. Il est aussi recommandé de repérer les horaires des conférences pour organiser sa journée, celles du samedi se succédant en début et en fin d'après-midi, celles du dimanche encadrant la pause de midi. Entre deux interventions, les stands des associations, des archives et des éditeurs permettent de découvrir les ressources locales, de s'initier aux outils en ligne et parfois de dénicher des ouvrages introuvables ailleurs. Enfin, le salon est aussi un lieu de rencontre : venir avec un carnet pour noter les contacts et les pistes évoquées, et ne pas hésiter à engager la conversation, fait souvent la différence entre une visite agréable et une visite qui relance véritablement une recherche.
Suivre l'événement et rejoindre la communauté
Comme les éditions précédentes, ce 5e Salon d'Histoire et de Généalogie s'inscrit dans une dynamique associative et locale, où l'échange compte autant que les conférences elles-mêmes. Les organisateurs annoncent les dernières informations, d'éventuels ajustements de programme et les temps forts du week-end sur les réseaux sociaux, et invitent les visiteurs à les rejoindre pour prolonger les échanges après le salon. Pour connaître les détails pratiques, poser une question ou signaler sa venue, la page Facebook de l'événement centralise l'actualité de cette édition 2026 et permet de rester informé jusqu'au jour J. Cette communauté de passionnés, qui se retrouve à Bruay-La-Buissière tous les deux ans, constitue une ressource précieuse pour le généalogiste, souvent confronté à des recherches solitaires : on y trouve des entraides, des relectures d'actes difficiles, des conseils sur les archives et parfois des cousins insoupçonnés. Le salon d'octobre 2026, avec son programme resserré autour de quatre conférences de qualité, offre une belle occasion de la rejoindre. Que l'on vienne pour les sens, pour la Pologne, pour la captivité ou pour les outils numériques, chacun repartira avec des méthodes, des pistes et des contacts pour faire avancer son histoire familiale. Rendez-vous les 3 et 4 octobre à la salle Marmottan, l'entrée est libre et la curiosité est la seule condition d'accès. La salle des fêtes se trouve place Marmottan, en plein centre-ville de Bruay-La-Buissière, à quelques pas de l'hôtel de ville, comme le montre la carte ci-dessous.